Dès le XVe siècle, Gutenberg et ses successeurs ont recours à la gravure sur bois et sur cuivre pour illustrer le livre imprimé. Mais d’une fabrication coûteuse, soumis à une législation drastique, dans un pays où la très grande majorité de la population est analphabète, le livre demeure l’apanage d’une élite. Il faudra attendre la fin de l’Empire pour que toutes les conditions deviennent favorables et que le peuple puisse enfin mettre des images sur ceux qui le gouvernent et sur tout ce qui compose son environnement. La propagation de l’image gravée suscitera une insatiable soif de connaissances. Les publications se multiplient. Alors que les livres et les catalogues font découvrir la France, mais aussi les pays lointains, les journaux et les revues montrent les hommes au pouvoir, les catastrophes, les faits divers, les nouvelles techniques. La gravure connaît, à cette époque, son âge d’or.À l’heure où l’image et les couleurs ont envahi notre quotidien, les gravures anciennes demeurent toujours de précieux trésors. Non seulement elles constituent un véritable voyage dans un passé, parfois disparu, mais encore elles sont une forme d’expression artistique remarquable, comme l’est la photographie aujourd’hui. Alain Mingaud, collectionneur émérite, nous invite à découvrir le Limousin du XIXe siècle dans toute sa diversité (ses habitants et leurs activités, ses personnages célèbres, ses paysages, son patrimoine, etc.) et à plonger dans son actualité mouvementée, entre 1820 et 1920, en images, en couleurs et avant que la photographie n’apparaisse.