Sigmund Freud était franc-maçon. A défaut de le savoir, la plupart de ses biographes ont préféré l’ignorer. Et parfois le taire ! C’est d’autant plus regrettable que son appartenance, plus de quarante années durant, à la loge « Wien » au sein de l’ordre du B’nai B’rith lui permit, en maints moments de sa vie, de trouver une audience, de présenter ses travaux sur la psychanalyse et, si l’on peut dire, de les tester auprès des frères de son atelier. Ainsi « le travail de rêve », voie royale de l’inconscient, fut-il pour la première fois dévoilé en loge avant de faire l’objet des nombreuses publications que l’on sait.
Jean Fourton ne se contente pas de retracer ici le parcours initiatique de Freud ni de dresser l’inventaire des vingt-sept conférences connues que ce dernier donna à sa loge. Il établit également les liens et les « transferts » qui unirent l’auteur de Totem et Tabou à la franc-maçonnerie. Et, ainsi, il fait bien plus que réparer un oubli : il donne à découvrir l’ensemble d’une œuvre sous une autre perspective.