Partagée entre tradition et modernité, secouée par des faits divers, la Creuse vit, durant le demi-siècle qui précède l’avénement du Front populaire, au rythme des travaux d’aménagement, mais aussi des fêtes et des commémorations qui traduisent la fidélité des Creusois à leurs racines et à leurs fils morts pour la patrie.
La construction, par Gustave Eiffel, du viaduc de la Tardes pour la ligne Montluçon-Eygurande et l’inauguration de la ligne Felletin-Ussel par le ministre des travaux publics sont des étapes importantes de la mise en place du réseau ferré indispensable à tout développement économique. L’électrification parachève le bouleversement du mode de vie des Creusois et entraîne une modification des paysages suite à l’édification de barrages, comme celui des Combes.
André Mavigner, après avoir évoqué ces réalisations rendues difficiles par la nature et les accidents du terrain, célèbre Martin Nadaud, Armand Fourot ou Maurice Rollinat, avant de se faire chroniqueur judiciaire pour commenter le crime de Mornat, qui voit un innocent, François Michaud, faire quinze ans de bagne, ou l’assassinat d’Eugénie Fougère, la belle Chambonnaise, sans oublier le vol avec effraction commis au musée de Guéret.
Les fêtes de la localité ou du chef-lieu, avec leurs défilés de chars ou de fanfares, les courses cyclistes, les fêtes d’aviation, les inaugurations joyeuses, comme celle de la Caisse d’épargne d’Aubusson, ponctuent d’éclats de rire ces années cruciales de l’histoire de la Creuse.