Juillet 1960. Catherine, jeune veuve, écrivain et journaliste à Paris, arrive comme chaque année aux Busseroles pour passer un mois de vacances auprès de sa tante Régine Fontanges, une vieille dame originale, qui l’aime profondément. Elle retrouve avec émoi le domaine familial blotti au coeur d’une nature sauvage et enchanteresse. A la fin de la dernière guerre, pour sauver son père de la déchéance, Catherine s’est laissée marier à un homme beaucoup plus âgé qu’elle qui lui a apporté stabilité et aisance. Aujourd’hui, elle est libre et entend bien mener sa vie à sa guise. Pourtant, elle garde secrètement le souvenir brûlant de son petit-cousin, Antoine Fabras. A présent, Antoine, ruiné par son frère, vit dans l’ancienne ferme de ses grands-parents, sur une colline qui fait face aux Busseroles. Il s’est lancé courageusement dans l’arboriculture. Catherine ignore tout d’Antoine car on lui a dit qu’il vivait aux colonies. Quand elle découvre qu’on lui a menti, elle réalise également qu’Antoine a bien changé. Ce n’est plus le tendre garçon qui l’adorait, mais un homme farouche que les déceptions ont rendu amer et méfiant.

Suzanne de Arriba nous fait rêver avec ce nouveau roman, dense et vibrant d’émotions. Elle tisse avec finesse et subtilité les portraits croisés de femmes. Au caractère bien trempé, elles ont dans le sang la vivacité des cours d’eaux sauvages et tumultueux de leur région.