Automne 1943. La guerre finit par faire son apparition sur cette terre reculée et sauvage. Pierre Issartel est maçon, mais aussi puisatier, cordonnier, agriculteur, génial touche-à-tout. S’il ne compte ni sa peine ni sa sueur pour rendre service à ses amis et ses voisins, il ne vit que pour sa femme Hortense et ses deux fils. Pour échapper au Service du travail obligatoire, il les quitte, la mort dans l’âme, et rejoint la Résistance. Après bien des difficultés, des agressions, des blessures, mais aussi des rencontres heureuses, il réussit à intégrer le maquis. Dans la forêt du mont Mouchet, vaste et tortueuse comme un labyrinthe, il demeure en proie à un profond sentiment d’impuissance et de tristesse d’avoir abandonné les siens. Mais il sait que son devoir l’appelle et il puisera dans la nature la force de se battre pour la liberté. Fin août 1944, en mal et en manque d’amour, il arrive en pleine nuit chez lui. Il découvre avec stupéfaction que sa maison est occupée par une autre famille et que Hortense a été arrêtée par des miliciens. Ne comprenant rien à tout ce qu’on lui explique, Pierre se lance alors dans une course folle pour la retrouver. Il pensait avoir vécu des moments dramatiques dans le maquis. Il va alors découvrir une autre horreur, la peur de perdre celle qu’il aime, la trahison et son cortège d’ignominies. La passion qui lie Pierre et Hortense parviendra-t-elle à les sauver du néant ?

A travers des personnages attachants, Alfred Lenglet retrace, avec la rigueur de l’historien et le souffle du romancier, le long parcours des combattants de l’ombre. Il rend ainsi hommage à ces jeunes gens qui ont sacrifié leur jeunesse et parfois leur vie pour leur pays.