Lorsque son père meurt à la suite d’un accident sur un chantier, Valerio se retrouve seul, à six ans, avec sa mère qui parle à peine français. Un chemin de croix se dresse devant eux. Bianca s’échine à la tâche, sans même parvenir à nourrir correctement son fils. Son instinct lui souffle que d’autres périls sans visage ne tarderont pas à le menacer. Une première lueur d’espoir apparaît : un voisin sage et cultivé ouvre à Valerio les portes du savoir. Le vieil homme, condamné à la solitude, et l’enfant destiné à l’ignorance, vont ainsi s’accorder des heures de pur bonheur. Puis, la petite Charlotte Philibert, prisonnière d’un fauteuil roulant, fait irruption dans la vie de Valerio. Une sœur que le hasard lui offre. La misère semble enfin s’éloigner quand Bianca est engagée comme gouvernante chez les Philibert. Mais des vents contraires se lèvent à nouveau. Quel sera l’avenir de Valerio dans un pays ruiné par la Grande Guerre et frappé par une crise économique sans précédent ? Pourra-t-il rompre avec cette implacable fatalité et quitter les ruelles où il est né ? Les épreuves qu’il connaîtra feront de lui un être déterminé à poursuivre la longue et pénible ascension menant vers les eaux tranquilles, là où se donnent rendez-vous les hommes honnêtes et laborieux. Mais la vie se moque bien des destins vertueux.

Claude Rizzo nous livre ici un nouveau roman fort, poignant et plein d’humanisme.