Pierre et Marie travaillent sans relâche sur leur métairie pour nourrir leurs nombreux enfants. Malgré la dureté du labeur, ils vivent un amour paisible et serein. Les jumelles, Mariette et Anna, font leur bonheur et leur fierté. Tandis que la première, plus robuste, soumise et réservée, se voit chargée de s’occuper des animaux et de l’étable, la seconde, qui déborde de gaieté et de pétulance, est envoyée à l’école. À l’aube de leur vingtième année, Marie leur lègue son don de soulager les maux par l’intercession des saints des fontaines. Elle leur transmet également ses connaissances sur les plantes qui guérissent. Ne sachant pas écrire, Mariette ne peut compter que sur sa mémoire pour emmagasiner toute cette expérience qu’elle n’a de cesse de mettre en pratique et d’enrichir.
Mais rien n’est définitivement acquis. Un jour, le maître de la métairie présente un jeune homme, de retour de la Grande Guerre, pour aider aux moissons. En l’espace d’un souffle, le destin va éloigner les jumelles, mais jamais il ne distendra ce lien privilégié qui les unit. Au-delà des séparations, elles s’épauleront et lutteront ensemble pour affronter les accidents de la vie.

Une histoire profondément humaine qui sait dire la vie simple des petites gens de la France rurale de nos ancêtres. Dans tous ses romans, Lucienne Boulesteix s’attache à raconter le destin tourmenté de jeunes paysannes, ardentes et courageuses.