Après la mort accidentelle de son fils, avec lequel il s’était brouillé, le vieux Marcel Bouchacourt nourrit un ultime rêve : renouer avec Alphonse, son petit-fils, et lui transmettre sa passion de la viticulture. Mais ce dernier fait la sourde oreille. Et lorsque, harassé par la vie parisienne, il se décide enfin à rejoindre son grand-père, les choses aussitôt se compliquent. Il est vrai que l’imposant domaine suscite bien des convoitises, à commencer par celle de l’oncle Bammé, que ronge une jalousie maladive. Le retour du jeune homme perturberait-il des projets déjà mûrs ? Un soir, le grand chai et le hangar de stockage attenant sont détruits par un incendie allumé par une main criminelle. Et tandis que les bâtiments sont la proie des flammes, Sophie, cette cousine dont Alphonse était si proche, succombe dans un accident de la route. Epuisé moralement et physiquement, le petit-fils Bouchacourt sombre alors dans une profonde dépression et doit être hospitalisé. Il faudra toute l’affection bourrue de l’aïeul et l’amour passionné d’Elisabeth, rencontrée quelques mois plus tôt, pour lui redonner goût à la vie. Et surtout la force de triompher du renoncement. Dès lors, les vignes de l’aïeul pourront relever la tête et tenir longtemps encore la promesse des saisons.