A la veille de la Belle Epoque, la petite Marie Chassagne quitte sa province natale et la ferme familiale. Placée comme fille de cuisine à Paris, on la dote d’une robe bien trop grande pour elle. Mais, en quelques gestes enfantins, elle réussit d’instinct à l’ajuster à sa taille sous le regard admiratif d’Henriette, la chef lingère. Celle-ci obtient alors de la prendre à ses côtés et de lui apprendre le métier. L’avenir de Marie est tracé : elle sera couturière… Mais auparavant, il lui faudra en découdre avec les accrocs et les ourlets de la vie, d’abord à travers un premier et bref mariage vécu à son corps défendant, et surtout en affrontant tant bien que mal les phobies qui, depuis toujours, l’obsèdent jour et nuit. Elle exprime la force vitale qui est en elle à travers ce don pour la couture que ses amis lui reconnaissent. Parmi ceux-ci, les de Méricourt qui l’aideront à créer Marie Chassagne Couture et lui feront rencontrer Alban, un jeune diplomate que ses goûts naturels ne portent guère vers les femmes. Entre Marie et Alban naîtra alors une grande histoire d’amour et… un parfum ! Mais Alban sera tué au Chemin des Dames. Dès lors, plus rien ne retiendra Marie. Murée dans le chagrin, elle n’aura de cesse de faire vivre sa maison de haute couture et, à travers cette dernière, le souvenir d’Alban. Elle traversera les années folles, l’Occupation et la Libération dans une sorte d’indifférence glacée, seulement préoccupée par le besoin de faire et de défaire les modes, et elle accueillera avec la même indifférence son triomphe à New York et la consécration mondiale de son parfum, Passion Saphir.