Trente-cinq kilomètres de chemins pierreux, de prés et de bois pentus, sacoche à l’épaule, voilà le quotidien de Paul, dernier facteur à pied sur l’Aubrac. Quand il est muté là, il arrive de Paris où il assurait le tri dans des wagons postaux. Au village, on se méfie du Parisien surtout quand, en plus de ses tournées, il se met à élever des vaches et à faire commerce des bêtes dans les foires… Mais qui est donc cet homme ? Rien ni personne ne semble l’impressionner, le moindre de ses agissements déconcerte, voire dérange, et il surprend tout le monde par sa hardiesse, son courage, sa générosité.

Une vie hautement romanesque au cœur des grands espaces, parmi les plus authentiques de l’Hexagone, qui caractérisent l’Aubrac. Michel Fabre, auteur de La Micheline de 18 h 23, a côtoyé les quelques derniers habitants à avoir connu cette région telle qu’elle était encore il n’y a pas si longtemps. Des mémoires sans faille. Une fiction haute en sentiment et en couleur, réaliste et pittoresque.