Camille Cessac est une belle jeune femme pétrifiée par la mort de sa sœur aînée, décédée dix ans auparavant avec son enfant, dans des circonstances tragiques et inhabituelles. Ses parents, Germain et Louise, figés dans le souvenir du drame, vivent aux Pouges, dans la commune de Peyzac, un petit village limousin. Camille revient souvent dans la propriété familiale, tout en se préservant des effets dévastateurs de ce passé en vivant à Paris. Elle se demande si la tragédie ne la condamne pas à renoncer sans fin à ses désirs, à se prêter à cette lente fossilisation qui transforme ce qui est vivant en elle, en chair de pierre. Au-delà du drame, les membres de la famille Cessac ont leurs petits et grands secrets, enfouis au plus profond d’eux-mêmes. L’amour, la transgression et les interdits traversent leurs vies. Par fidélité à son père, Camille décide de racheter la pharmacie de Peyzac. Mais sa vie est semblable à un musée aux dimensions de son village. Elle s’enfonce dans un lent désespoir, sous les yeux de Philippe qui l’aime. Un dialogue incessant, commencé depuis le début de leur rencontre, se poursuit entre ces deux êtres, aussi orgueilleux qu’écorchés vifs. Philippe cerne progressivement ce qui hante camille. Acceptera-t-elle enfin d’accueillir l’absolu de l’amour ?

A travers les événements du siècle qui agitent un village de Corrèze et ses habitants, le roman s’interroge sur la grande énigme de l’existence humaine, la mort et sa force destructrice, cette perpétuelle mise au tombeau à laquelle chaque vivant est confronté.