Pendant le bel été 1914, les villages se vident de leurs hommes, alors que les moissons ne sont pas encore terminées. Les femmes se retrouvent seules avec des vieux et des enfants. Il ne leur reste plus qu’à se mettre au travail, à se battre contre la nature et les éléments qui ne manqueront pas de se déchaîner pour les torturer. Elles prendront toutes les décisions qui s’imposent, même celles qui feront frémir les anciens point préparés à de tels sacrifices. À l’image d’Aure, qui a tout juste seize ans, ces femmes exemplaires, prêtes à tenir l’araire comme à faucher le blé, ou à abattre toute une forêt pour se fournir en bois de chauffe, gagneront le combat. Au cours de ces quatre longues années de tristesse et de souffrance, la présence providentielle de sa petite filleule, Chandélise, qu’Aure recueille et élève comme sa propre fille en attendant le retour de son père, apportera une grande bouffée d’espérance et de bonheur. La grâce cachée et la lumière invisible surgissent souvent dans les moments les plus sombres.