En ce début de printemps, Olivier entreprend un voyage insolite : il lui incombe de transporter l’urne funéraire de son père sur sa terre natale et surtout de choisir un lieu adéquat pour répandre les cendres. Délicate mission, car son père n’a laissé aucun élément et lui ne dispose de rien sur l’histoire familiale. Il ne sait même pas ce qui a poussé son père, mais aussi son grand-père, à fuir ce pays.
Dès son arrivée dans le village, il sent qu’il dérange. Il ne connaît personne. C’est un étranger, mais, quand on porte un nom comme le sien, on est forcément du coin. Alors, très vite, la présence d’Olivier inquiète ; elle attise les vieilles rancœurs, les convoitises, les querelles d’intérêts enfouies dans le plus profond des mémoires. Tandis qu’il hésite, cherche le lieu où il accomplira sa promesse, le présent et le passé s’embrouillent, les ombres s’animent et s’agitent, l’histoire s’accélère. Le sort s’acharnera-t-il une fois encore ? Ou bien Olivier trouvera-t-il des alliances inattendues et la force de ne pas céder à l’appel de la vengeance ?

Mêlant le parfum des souvenirs aux effluves émanant des paysages fleuris et aux flagrances subtiles qui montent de la mer, Bernard Farinelli nous entraîne, au fil d’un récit haletant, à la rencontre de personnages attachants, à l’image de la vieille Annonciade, un des derniers témoins de cette région sauvage et indomptable, et de sa petite-nièce, Baptistine, femme de la terre et de la modernité. Une troublante et magnifique histoire.