Placée au manoir des Abesses que tiennent, d’une main de maître, son oncle et sa tante, les Pucheux-Latour, Louise accepte mal le poids de la religion et des convenances qui rythment les jours. Sa jeunesse, son tempérament couvent sous la cendre. Jusqu’à ce jour de la Saint-Barnabé où, à l’occasion de la fête du village, son regard croise celui de Martin, le jeune ouvrier agricole de Louis Denauzière. Eclate alors, comme un coup de foudre, une folle passion amoureuse.
Seulement voilà : en ce début des années 1950, la France n’a pas encore mis un terme à la lutte des classes et, bien vite, l’idylle entre les deux tourtereaux, jugée scandaleuse, devient l’affaire du village. Chacun s’en mêle, chacun juge. Mais ira-t-on, comme le préconise le Frère Bertrand qui dirige l’école religieuse, jusqu’à enfermer Louise au couvent ? Et les jeunes gens auront-ils une autre solution que de tenter de prendre la fuite, malgré un terrible orage, par le chemin de la rivière ?
Traqués par les uns, aidés par les autres, parviendront-ils à braver le destin et, dans leur course éperdue, à faire enfin de leur amour maudit le meilleur des refuges ?

Pierre Rétier nous entraîne, cette fois encore, au cœur d’une France provinciale dont il connaît parfaitement les mentalités. Les Herbes sauvages est son douzième roman.