Six hectares, quatre vaches… La ferme des Gardot, à l’aube de la Belle Époque, est un beau parti. Et lorsque Georges, le père, décède prématurément, son épouse, Marie, et sa fille, Henriette, s’efforcent de maintenir l’exploitation, sous le regard empreint de convoitise de Jean Mallardoux, le voisin. Déjà le destin est scellé. Henriette épousera les bras ; le Jeannot épousera la ferme. De cette union sans amour naît une fille, Jeannette, alors que l’on espérait un fils. Et le mauvais œil continue de rôder : les bêtes crèvent, Forge-aux-Bois périclite. Pour subvenir aux besoins de sa famille, Jean devient ouvrier-paysan.
Ainsi commence cette histoire qui pourrait ressembler à tant d’autres, souvent vécues, si l’enracinement à Forge-aux-Bois, par-delà un simple héritage, n’allait pas déterminer l’avenir et la vie de trois générations de femmes, façonnant les caractères et troublant le déroulement des jours.