Comme beaucoup d’histoires d’amour, celle-là se termine tragiquement : Cécile est emportée dans un accident de la route. Et Étienne ne s’en remet pas. Ni ses enfants, ni son métier d’enseignant, ni la séduisante et ardente collègue de travail n’arrivent à étouffer sa douleur. Pour fuir la maison du bonheur perdu, il part dans les Alpes, là où il se rendait souvent « avant ». Lors d’une randonnée en solitaire, il est victime, sur un sentier escarpé, d’une très mauvaise chute. Sans le passage inopiné de cet éleveur, il ne revoyait pas les siens. Il est ainsi recueilli et soigné par Alain et Marinette qui vivent dans un chalet d’alpage isolé. Le couple invite spontanément l’imprudent à séjourner avec lui, le temps nécessaire pour se rétablir avant de redescendre dans la vallée. Étienne remercie le ciel d’avoir mis sur son chemin des gens aussi généreux. Cet instant de grâce ne durera pas : le randonneur va soudainement être confronté à une situation irrationnelle et cornélienne provoquée par Marinette bien décidée à bousculer tous les principes pour parvenir à ses fins. Une histoire sans choix, sans issue. Seul l’amour aura le dernier mot.

André Michoux est l’auteur de précédents romans parus aux éditions Lucien Souny, dont Le Sabotier du plateau, Le Goût amer du nectar.