Des viaducs qui sautent, des convois attaqués, des trains entiers qui basculent dans des ravins… Ces images saisissantes ne sauraient cependant résumer à elles seules l’action de la Résistance vis-à-vis des chemins de fer.C’est au sein du monde cheminot lui-même que tout a commencé. Moins spectaculaire, cette résistance s’est donné pour but de contrer par tous les moyens la mainmise de l’occupant sur le réseau ferroviaire. Locomotives sabotées, wagons « réorientés », aiguillages « en panne », planquage de clandestins…, les hommes de la SNCF ont multiplié les initiatives risquées.Quant aux maquis, ils reçoivent pour mission, sitôt constitués, de bloquer les transports de l’ennemi et ceux de Vichy – les convois du STO en partance pour l’Allemagne – et font parler le plastic.Riche en informations et en témoignages inédits, l’ouvrage brosse un tableau vivant du rail des années de guerre dans le nord-ouest de la zone libre. Il rappelle son importance pour la vie quotidienne des Français, ainsi que le lourd tribut payé par le personnel de la SNCF dans ce combat pour la liberté, ce dont témoignent les multiples plaques apposées dans les gares.Pascal Plas, docteur en histoire contemporaine, est chargé de cours à la faculté des lettres et sciences humaines de Limoges et correspondant de l’Institut d’histoire du temps présent.Michel C. Kiener, agrégé d’histoire, est l’auteur de nombreuses publications sur l’histoire du Limousin, du xviiie siècle à la Seconde guerre mondiale.