Mai 2018 – Plumes Noires –  La Nuit est mon amie de Annie Giraud

« J’ai renoué avec la sale gosse que j’étais (…) Comme par le passé, ma colère ne peut trouver un apaisement que dans l’exécution d’un acte criminel qui me donnera l’illusion d’obtenir réparation. »

  • Enfant, elle a apporté des solutions élémentaires terriblement efficaces à tout ce qui la rendait folle. Systématiquement, sans entrave, tout lui a réussi. D’insolites habitudes ont ainsi été prises.
  • Adulte, à la faveur d’un été caniculaire, elle renoue avec la solitude, la colère… et ses habitudes.
  • Lorsque passé et présent se confondent et se mélangent, l’héroïne perd pied. Cette fois, pourra-t-elle s’en tirer sans dégâts ?

Pour en savoir plus
Ce sont les grandes vacances. Rien à faire dans ce bled à part observer les adultes. Avec la canicule, ça devient obsessionnel. Il y a ceux qu’elle aime bien, rares, très rares. Et puis les autres. Elle les déteste tous : les mesquins, les médiocres, les étriqués, les amateurs de ces maudites soirées Intervilles et sardines grillées. Elle méprise ces hypocrites, ces sournois qui affichent une pratique religieuse irréprochable mais se répandent en calomnies. Elle se doit de protéger ceux qu’elle aime et les autres, les plus faibles. Au moindre dérapage, la sanction tombe, terriblement efficace pour régler ce qui ne peut être exprimé, entendu ou réparé. Elle les élimine, l’un après l’autre, simplement, froidement. Juste trop facile, chaque fois. Elle noue ainsi des habitudes dont elle ne pourra jamais se défaire mais elle acquiert la certitude qu’elle restera impunie. « Ils sont tellement idiots, avec leur mentalité déplorable, leurs petites vilenies… » Les apparences sont parfois trompeuses.

L’auteur : À l’origine de ce premier roman noir, l’auteur s’est attaché à observer le quotidien et le mal qui puise ses sources aux mêmes causes – basiques, répétées, voire obsessionnelles. Associées à la détresse, certaines situations – enfermement, isolement, situations climatiques hors-normes – favorisent les dérapages. Annie Giraud s’intéresse tout particulièrement à l’origine du mal-être, surtout lorsqu’il est installé depuis l’enfance. L’enfant, avec son pouvoir d’observation, sa justesse de constat et sa grande simplicité d’action, apporte des réponses élémentaires, infaillibles pour régler ce qui ne peut être exprimé, entendu, réparé.

L’auteur joue avec les nerfs du lecteur en exploitant une violence rationnelle, froide et redoutablement efficace, et, au moment du dénouement, en le ramenant dans un monde normalisé.

Le noir s’invite chez Lucien Souny:
. Nouveautés disponibles en format poche ET en format numérique.
. Déjà parus : Woorara, Sébastien Vidal ; Meurtres du fond des âges, Adeline Abadie ; Mort Point final, Frank Klarczyk ; Carajuru, Sébastien Vidal ; Aucun répit, Pierre Brocchi ; La Gamine au débardeur rouge, Brenda Lee O’Ryan, Putain de foot, Roland Chatard.

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