Avril 2018 – Un Fils pour un autre de Claude Rizzo

L’histoire de François est celle de nombreux combattants de 14/18, qui ont vu périr leurs amis. Écoeurés par des massacres sans précédent, pétris de rancoeur et d’amertume, ils s’en retournent chez eux l’âme à
vif et le corps souvent amputé. Ecartelés entre l’appel du pays et les rêves élaborés au cours de tant d’années de combats, ils demeureront cependant toujours fidèles à leurs frères d’armes, à ce devoir moral qui les lie par-delà la mort. Un hymne à la fraternité. Un voyage sur la Côte d’Azur à la sortie de la guerre 14/18, une région désertée par les têtes couronnées, cherchant un nouveau destin en attirant la bourgeoisie enrichie par le conflit. Une histoire originale, très bien construite, truffée de rebondissements, servie par un style dynamique et envoûtant. La découverte de l’univers ésotérique du Carnaval de Nice, des carnavaliers, de leurs rites, de leurs traditions et leurs savoir-faire. Un tableau de la France en 1918 : meurtrie, indignée par les massacres, minée par des grèves sans issue, en proie à une crise économique majeure augmentant les inégalités et les injustices.

Le roman :
Après avoir traversé côte à côte les quatre années de la guerre, François et Jean, fauchés par un obus à quelques heures de l’Armistice, sont hospitalisés sur l’arrière. François doit être amputé d’un bras. Jean succombe à ses blessures après avoir fait promettre à ce frère d’armes venu d’une autre province que la
sienne, de se rendre à Nice auprès de sa famille. Meurtri par la mort de son compagnon, François regagne dans un premier temps la ferme familiale où son handicap se heurte à une hostilité à peine voilée : avec un seul bras, comment faire le paysan, traire les vaches, cultiver la terre ? Il se décide alors, poussé par sa promesse, à se rendre auprès de Robert Cassini, le père de Jean. La rencontre est chargée d’émotion. Et Robert Cassini n’a guère de mal à convaincre le jeune homme de rester auprès de lui et de participer à la marche de son entreprise. Jusqu’au jour où François croit deviner que les Cassini doivent leur fortune à l’essor d’une ancienne usine de munitions. C’en est trop. François que les images de la guerre obsèdent décide de claquer la porte et, tournant le dos au confort et à l’univers des nantis, redevient un simple ouvrier dans une manufacture de tabac. Mais, le temps passant, il comprend qu’il a peut-être commis une grossière erreur de jugement et que les Cassini ne méritaient pas son opprobre. Tenaillé par le remords, hanté par le souvenir de Jean en qui il s’était reconnu un frère, il voudra réparer son erreur et faire revivre auprès d’un père muré dans la douleur, le réconfort et l’ombre d’un fils.

L’auteur :
Niçois d’adoption, né à Tunis de parents maltais, Claude Rizzo a  décidé, un beau jour de 1996, de faire de l’écriture son nouveau métier. Chef d’entreprise à la retraite, le voilà installé dans une seconde existence. Bien qu’ils transportent le lecteur sous des cieux différents, ses romans plaident toujours pour les mêmes causes : la fraternité, la générosité, l’amitié entre les hommes et le combat contre l’ignorance et l’intolérance. Plusieurs titres ont connu un grand succès en librairie : Au temps du jasmin, Le Maltais de Bab el-Khadra, Je croyais que tout était fini, publiés chez Michel Lafon. Aux éditions Lucien Souny, il a signé La Secte (2007) et Le Sentier des aubépines (2008), une remarquable saga familiale qui se déroule dans le cadre grandiose et mystérieux du massif du Mercantour. L’auteur vit à Nice.

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